Dès le début de la décennie, un tournant majeur intervient avec l’introduction de la quadrichromie dans les environnements professionnels. Le Minolta CF70 et son système full color s’impose alors comme une innovation marquante, suivi par le CF80 en 1992. À une époque où la couleur reste complexe et coûteuse, cette machine ouvre la voie à de nouveaux usages : communication interne, supports marketing et documents commerciaux.


1990 : Les innovations se succèdent avec des références qui ont marqué leur époque
Conçu comme le premier copieur numérique couleur de la marque, il dépasse les technologies bicolores simplifiées de la décennie précédente (comme le Simul-Color) grâce à des systèmes de séparation laser des couleurs entièrement maîtrisés.
Même si les performances restent éloignées des standards actuels, ces solutions représentent une avancée décisive vers la démocratisation de la couleur en entreprise au Luxembourg, et partout en Europe.
En 1994, la gamme analogique CS-PRO, portée par le succès de l’EP3000, incarne l'apogée ultime et la fin de l’ère de la copie mécanique traditionnelle, Minolta prépare déjà le grand saut technologique de la fin du siècle…
De l’analogique au numérique : l’aube d’un nouveau monde documentaire
La fin années 1990 matérialisent ainsi ce changement profond de paradigme induit par le numérique, un élan qui se concrétisera à la fin de la décennie avec le lancement de la gamme emblématique Minolta DiALTA en 1998, les tout premiers modèles numérique de Minolta. Cette nouvelle gamme acte l'abandon définitif des miroirs analogiques au profit du traitement de l'image laser. Cette transition transforme peu à peu les équipes techniques de CK, qui passent d'électromécaniciens, à experts en intégration informatique pour connecter les machines DiALTA aux serveurs des entreprises luxembourgeoises.

Considéré comme les premières machines multifonctions, cette transition a transformé en profondeur le rôle des équipements : on ne parle plus seulement de copie analogique, mais de traitement global de l’information.
Les documents peuvent désormais être numérisés, stockés, modifiés et diffusés à travers les infrastructures de l'entreprise. Cette révolution pose les bases de ce qui deviendra, quelques années plus tard avec l'appui de distributeurs spécialisés comme CK, le cœur des systèmes multifonctions modernes connectés.
Avec les années 2000, CK se prépare à renouveler progressivement le parc d’impression de ses clients. Ce virage se concrétise à la suite de la fusion historique de Konica et Minolta en 2003, donnant naissance au lancement de la gamme phare bizhub dès 2004. Le multifonction devient alors un vrai « hub documentaire » au sein des entreprises.
Grâce à l’introduction des codes d’accès sécurisés, suivis progressivement au cours de la décennie par l'authentification par badge, CK répond aux exigences strictes de confidentialité du secteur financier et des institutions publiques luxembourgeoises.


Ces équipements dépassent le simple statut d'imprimante pour devenir de véritables hubs documentaires, intégrant de série l’impression réseau, la numérisation directe vers email, l’archivage sécurisé et la diffusion rapide. Dès lors, l’innovation ne se limite plus au matériel : elle s’étend désormais à des interfaces utilisateur intuitives au design universel, aux solutions logicielles embarquées et à l’intégration transparente dans les infrastructures réseau des entreprises.
À partir de 2020,
le maître mot devient « anticipation »
Cette logique d’innovation continue se retrouve aujourd’hui dans les développements du groupe. Konica Minolta investit massivement dans les technologies intelligentes à travers sa nouvelle génération de systèmes connectés bizhub i-Series depuis 2019). En intégrant l’analyse des données et la maintenance prédictive, ces équipements sont désormais capables d’anticiper les usages, de commander leurs consommables de manière autonome et de diagnostiquer à distance leurs besoins techniques.

Ces évolutions posent ainsi les bases d’un environnement documentaire entièrement connecté, où les équipements ne sont plus de simples outils, mais des points d’entrée stratégiques vers les systèmes d’information. C’est dans cette continuité que s’inscrit la nouvelle génération de solutions, marquée par l’essor du cloud, le renforcement des enjeux de cybersécurité et l’émergence de modèles plus durables.